Tatouages Vegan

Chez Karbone, nous utilisons 100 % de produits vegans

Nous ne nous limitons pas aux produits utilisés pour la séance de tatouage, tous nos produits, tant pour vous tatouer, mais également tous les produits pour nettoyer le studio sont vegans.

Mais qu’est-ce qui n’est pas “vegan” dans le tatouage ?

Comme pour les produits cosmétiques, il se peut que les produits soient testés sur les animaux, et /ou contiennent des matières animales.
Tous les produits que nous utilisons sont vegans, ce qui signifie que ces produits ne contiennent pas de matières d’origines animales, et ne sont pas testés sur les animaux.

Voici les ingrédients que les encres peuvent contenir :

-Du charbon, obtenu à partir d’os d’animaux calcinés. C’est aussi ce que l’on appelle le « noir animal) ;

-De la gomme-laque, créée à partir de résine sécrétée par des vers asiatiques ;

-De la gélatine, fabriquée à partir de peaux d’animales bouillies. On en trouve notamment dans les bonbons.

-Ou encore de la glycérine. Celle-ci peut être d’origine végétale ou animale. Les industriels ont tendance à privilégier la glycérine d’origine animale pour son coût plus faible.

On nous demande souvent si la qualité des encres vegans est la même que les autres encres.
Enfait, contrairement aux idées reçues, beaucoup d’encres normées CE sont vegans. Nous utilisons une marque leaders du marché, qui a fait ses preuves sur sa qualité et sur sa durabilité.

Autre point à surveiller pour les vegans : le papier transfert, utilisé pour « décalquer » le dessin sur la peau avant de le réaliser. Ce papier contient parfois de la lanoline. Egalement appelée « cire de laine », il s’agit d’une graisse obtenue par purification et raffinage du suint (la graisse qui recouvre la toison des animaux à laine). Là encore, des alternatives véganes existent.

Pas de réglementation européenne

Le tatouage implique d’introduire des pigments colorés sous l’épiderme. La composition de l’encre se doit donc d’être irréprochable. Pour l’heure, il n’existe aucune réglementation européenne sur ce sujet.

En France, les produits de tatouage sont définis par le Code de la santé publique. La loi du 9 août 2004 écrit qu’il s’agit de  « toute substance ou préparation colorante destinée, par effraction cutanée, à créer une marques sur les parties superficielles du corps humain ». Cette loi inclut également les dispositions prévues pour leur fabrication et leur utilisation. Un décret de février 2008 vient quant à lui fixer les conditions d’hygiène à respecter.

Encres de couleur : attention danger ?

Les encres, notamment celles de couleurs, sont dans le collimateur de l’Etat français. Pourquoi ? Car certains colorants présents dans certaines encres ne sont pas destinés à un usage humain. Par exemple, il peut s’agir de pigments industriels utilisés pour la coloration de tissus. Qui peuvent donc contenir des hydrocarbures aromatiques polycycliques (résidus de charbon, pétrole) ou des pigments azoïques (colorants de synthèse). Depuis le 1er janvier 2014, un arrêté ministériel  interdit une partie des encres de couleur dans l’Hexagone. 59 colorants ont ainsi été proscrits. Pourtant, cette interdiction a été contestée par les tatoueurs professionnels. Ces derniers estiment qu’il s’agit d’un principe de précaution, étant donné qu’il y a une absence de preuve de la dangerosité de ces colorants.

Des métaux lourds dans les tatouages

Autre composant de l’encre qui fait débat, la présence de métaux lourds. Chrome, nickel, cuivre, titane ou fer peuvent faire partie de l’encre afin de stabiliser les mélanges. De son côté, le dioxyde de titane peut servir de base pour certaines couleurs.

Le Syndicat national des artistes tatoueurs (SNAT) se défend en avançant les quantités infimes de métaux lourds. Le SNAT met notamment en avant une démonstration  du Dr Gérald Prior lors du 1er congrès de l’European Society of Toxicologic Pathology en 2013. Un tatouage de 910 cm2 a été réalisée sur une peau artificielle. Cette peau ensuite analysée ne comptait que 0.0279 milligramme de nickel. « Équivalant par exemple à un bol de chocolat chaud, deux noix ou encore une barre de chocolat ! » assure le SNAT. Car oui, les métaux lourds sont aussi présents dans notre alimentation.

Que ce soit pour les couleurs interdites ou la présence de métaux lourds dans la composition des encres, le SNAT se défend. Il assure sur son site : « le recul sur le terrain n’a à ce jour relevé aucun effet toxicologique qui serait plus élevé chez les populations tatouées comparativement aux non-tatoués. »

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